





| Art et industrie
(philosophie du Bauhaus)
120 pages Editions Circé 18 Grand'Rue 88210 Belval ![]() |
L’élaboration d’une poétique est considérée depuis Platon et Aristote
comme l’une des tâches majeures de la politique. L’enjeu ne concerne
pas seulement la délimitation des Beaux-arts, mais l’art dans sa plus
grande généralité. C’est toute la technicité humaine qui est ainsi
vouée par la philosophie à relever du politique. Y a-t-il sens à maintenir une telle conception du poétique à l’époque de l’avancée industrielle ? Dans les années 20-30, le Bauhaus a été, en Allemagne, le champ d’élaboration des implications artistiques de cette question. Cela s’est fait dans la tension la plus grande sur les moindres enjeux esthétiques. En témoignent divers textes d’artistes ayant travaillé sur place (Gropius, Kandinsky, Klee, Mies van der Rohe, Moholy-Nagy), mais aussi les contributions de proches (Schoenberg). Cet essai tente, à partir de l’élaboration d’un concept philosophique d’industrie, de montrer comment ces textes nous aident à penser les valeurs de la technique. Table des matières L'impossible cathédrale, 7 Philosophie de l'industrie, 25 Le dessin en question, 45 Fracture, 52 Question d'économie, 66 De la tension, 81 L'hypothèse d'une peinture mineure, 99 Un espace de tension, 115 |